lundi 19 décembre 2011

Lettre de fin d'année 2011

Tabre, le 15 décembre 2011


Chère Madame, Cher Monsieur,


L’homme est la richesse première de l’entreprise ; nous le disons, l’écrivons et y mettons notre cœur pour le vivre au quotidien. Nous essayons de le traduire simplement dans l’entreprise, en rappelant la place et le respect dû à chacun.


Cette année, la Région Midi-Pyrénées nous a donné l’occasion de « visiter » nos pratiques en nous sollicitant pour participer au « Prix de l’Egalité Professionnelle »… Et nous a primés à l’unanimité du jury (le seul dossier à recevoir cette approbation générale). Cette reconnaissance honore l’entreprise et ses salariés et nous en sommes fiers.


Autre point important : nous vivons depuis le mois de juin une situation « originale », pour ne pas dire déstabilisante : notre équipe d’ambassadrices (5 avec le responsable) s’est retrouvée à un niveau jamais vécu. Le responsable a démissionné, et trois ambassadrices ont eu des problèmes de santé qui durent ! Chaque situation est unique et délicate mais le cumul rend l’ensemble « tendu » !


Malgré tout, cette période a été (en souhaitant pour tous en voir le terme rapidement tout de même !) l’occasion de « révéler des perles » : plusieurs bonnes volontés ont pris, en plus de leur travail, une part commerciale afin d’assurer votre service et l’économie de l’entreprise. Et aussi Marie-Odile, mon épousequi, une fois de plus, est revenue bénévolement. Sans chacun et chacune, notre entreprise aurait connu de réelles difficultés, et ce courrier vient leur rendre un hommage particulier.


Concrètement, vous êtes les témoins de notre « organisation de rattrapage » avec des interlocuteurs différents, quelques doublons, quelques lacunes…, une réactivité à retard… Et nous tenons à vous remercier pour l’accueil que vous avez su nous réserver et de bien vouloir nous excuser si vous en avez perçu des désagréments.

Je venais de lire, au printemps, le goût de l’autre d’Elena Lassida, dont le sous-titre est : la crise, une chance pourréinventer le lien !!!


Et si, de l’intérieur, nous vivons (un peu sous pression) de belles réalités de réaction d’équipe, cette période nous a égalementpermis d’innover dans la recherche de solutions : une de nos clientes fidèles, Nicole, des Bouches-du-Rhône, nous a proposé de devenir notre correspondante pour ce département, et se charge donc, depuis quelques semaines, de contacter ceux d’entre vous qui y résident pour assurer nos ventes.


Quelques autres éléments qui auront marqué notre année :


  • Notre projet photovoltaïque, initié en 2008, a enfin vu sa réalisation au printemps
    .
  • Notre agrandissement se termine : nous vous avions écrit en 2010 par rapport à ce projet. Nous l’avons réalisé pour soulager le travail de notre personnel (après une étude avec la médecine du travail, une ergonome et les salariés) et garder notre avance.
  • Nous travaillons sur un projet de recyclage d’eau, et de valorisation des graisses non utilisables, en source d’énergie.

Suite au séminaire – formation avec les responsables (2010), nous avons poursuivi en deux étapes, à l’ensemble de notre personnel, par cercle concentrique de personnes responsables,pour que tous bénéficient de ces réflexions (approfondissement) sur nos « valeurs »… Le challenge est d’incarner, de rendre concrètes ces valeurs avec nos réalités humaines dans le travail quotidien.

Je vous livre ici une note, lue dans une revue économique, que j’ai partagée à tous, d’André Comte-Sponville : « Moralement, nous valons par ce que nous donnons, point par ce que nous possédons, encore moins par ce que nous gardons. » Ceci rejoint l’insistance de Benoit XVI quant à la notion de gratuité et de don dans l’économie.


La transmission est aussi toujours en ligne de mire, sans toutefois de vision claire sur les options à prendre ou à laisser : nous sommes à l’écoute…

Sur le volet agricole, nous souhaitons également œuvrer pour élargir avec plus d’agriculteurs partenaires, garder notre cohérence dans l’unicité de notre démarche. Nous restons marqués par le décalage entre les besoins alimentaires de plus en plus grands et la réalité : urbanisation des terres agricoles, contraintes administratives et sanitaires toujours plus lourdes. La loi est faite pour l’Homme, et non l’Homme pour la Loi.


Et, je termine en vous remerciant, encore et toujours, pour votre fidélité, en vous demandant, encore et toujours (!), votre aide : adresses d’amis, réactions à nos projets Je remercie particulièrement ceux et celles qui ont eu la gentillesse de m’accueillir au téléphone lorsque je « prends mon tour » dans le remplacement de nos ambassadrices !

En cette fin d’année, forts de votre amitié et de l’espérance qui nous habite, nous venons vous présenter tous nos vœux, de bonheur, de joies profondes, de partages et de chaleur familiale à l’occasion de Noël. Bonne Année 2012 !



« Si regarder en arrière cause du chagrin,

Si regarder en avant vous assure de la crainte,

Alors, regardez à côté de vous, j’y suis !»



François de Kerimel



PS : 2 citations extraites du livre d’Elena Lassida (cité dans cette lettre), qui distinguent, pour moi, nos relations avec vous, nos clients, comme avec les salariés, nos actionnaires ou fournisseurs :

"Quand l’échange est porteur de reconnaissance réciproque et créateur de lien, il révèle quelque chose qui est plutôt de l’ordre de l’identité de la personne que de son intérêt"

"Ce qu'il y a de plus beau à vivre, c'est de se sentir mis en confiance par quelqu'un, que la confiance révèle ce qu'il y a de mieux en chacun et qu'elle permet aussi de faire sortir ce qu'il y a de plus blessant à l'intérieur de soi-même. La confiance est l'expérience de la libération."

mercredi 14 décembre 2011

François de Kerimel sur ObjectifNews TV !

Agriculteur depuis 1978, François de Kerimel nous présente l'activité de sa société créée en 1997, spécialisée dans la vente de viande directement du producteur au consommateur. La société compte 22 salariés et réalise de 1,6 à 1,8 M€ de chiffre d'affaires. Il évoque l'état du marché et la concurrence des grandes surfaces. Il revient également sur le Prix de l'Égalité professionnelle femmes-hommes qui lui a été remis par la Région Midi-Pyrénées et sur la philosophie de la société Kerimel.

Voir la Vidéo=> http://www.objectifnews.tv/index.php?&id=929

dimanche 27 novembre 2011

Dans la dépêche aussi !

L'entreprise Kerimel, à Tabre, remporte dans sa catégorie le premier prix du concours de l'égalité professionnelle hommes-femmes organisé par le conseil régional. Une fierté pour le chef d'entreprise.

L'entreprise de François de Kerimel, à Tabre, vient de remporter le prix régional de l'égalité professionnelle hommes-femmes. L'entreprise qui est spécialisée dans la transformation et le commerce de la viande emploie huit hommes et quatorze femmes, tous égaux sur le plan salarial à compétences égales, ce qui n'est pas le cas partout dans le monde de l'entreprise. Loin s'en faut si l'on en croit les dernières statistiques (10 à 18 % d'écart selon les cas). L'entreprise existe de puis 1987, lancée par François de Kerimel, éleveur dans l'âme.

Aujourd'hui il a passé la main mais son exploitation de Léran, où sont élevés des bovins de race salers, reste dans le cercle familial grâce à son gendre et à son fils. Le prix régional a pour objectif de récompenser les entreprises ayant mis en place une démarche volontariste et efficace en matière d'égalité hommes-femmes, de mettre en évidence et diffuser des bonnes pratiques en matière d'égalité professionnelle et de démontrer que l'égalité professionnelle est bien un atout pour l'entreprise et un facteur d'image et de communication. Le prix Egalité professionnelle est ouvert à toutes les entreprises de la région Midi-Pyrénées, autour de trois catégories : « TPE-PME (moins de 250 salariés) », « Grandes entreprises (plus de 250 salariés) » et « parcours réussis de créatrices d'entreprises ».

La remise de prix présidée par Martin Malvy aura lieu en décembre. La dotation est de 4 000 € pour les petites et moyennes entreprises. « La prime sera répartie entre les salariés », a déclaré François de Kerimel, particulièrement heureux de cette récompense. « Tout ce qui peut nous faire connaître nous conforte dans notre démarche », a-t-il ajouté.

Reportage vidéo par Ariègenews

samedi 26 novembre 2011

Egalité professionnelle: une entreprise ariégeoise récompensée par la Région Midi-Pyrénées



Il s’agit de la SARL Kerimel basée à Tabre dans le Pays d’Olmes. Installée depuis 1997, l’entreprise est pionnière en matière de vente directe et s’est spécialisée dans la transformation puis la vente de viande par correspondance.

Avec ses 22 salariés, elle vient de recevoir un prix de la Région Midi-Pyrénées, pour récompenser les efforts faits en matière d’égalité professionnelle homme/femme.

Ce mercredi, l’entreprise ariégeoise ira chercher son prix à Toulouse, avec une prime qui sera «reversée à 75% aux salariés» explique le gérant, François de Kerimel. Boucher, secrétaire, responsable du conditionnement (de l’emballage de la viande), chargé du nettoyage, commercial, chef de production, plusieurs métiers cohabitent dans les locaux et l’atelier de la société. Et à tous les niveaux (et dès que c’est possible), la direction applique la même formule dans le sens du développement des compétences, de l’égalité salariale, et de l’articulation des temps de vies professionnelle et privée. Même si «ce sont plutôt les situations qui nous ont guidés pour mettre en place une série de choses» explique François de Kerimel, le gérant.

Il n’y a donc pas de grands plans de communication ni de grands discours, mais plutôt une prise en compte au quotidien des personnes pour organiser la vie de l’entreprise. Une sorte de bon sens en somme.

Exemple concret: la prise en considération des contraintes de la maternité, «nous avons une salariée qui bénéficie d’un mi-temps annualisé, pour qu’elle puisse prendre ses mercredis et les vacances scolaires» explique Anne-Gaëlle Lepoutre (directrice adjointe de la structure). Et d’ajouter, pour les même raisons, «une autre personne part à 16h certains jours et rattrape à d’autres moments»Ces efforts concernent aussi l’évolution des carrières.

Après l’expérience de jeunes ingénieurs partis après 1 an ou deux, l’entreprise a préféré miser sur la fidélisation de ses salariés, «nous nous sommes rendus compte que nous avions les compétences en interne» précise François de Kerimel. Ainsi, récemment, deux salariées travaillant au conditionnement ont pu évoluer dans leur carrière: l’une est devenue boucher et a été formée pour cela. L’autre, Giselle Boutiller, est aujourd’hui une responsable de production épanouie après avoir passé plusieurs années au conditionnement, «il y a plus d’autonomie et de responsabilité. Avant j’avais l’impression d’être un petit robot !» raconte-t-elle.Quel regard porte-t-elle sur l’entreprise après y avoir passé dix ans? «Il y a un aspect très familial et très humain: à n’importe quel poste où l’on se situe, on est considéré.La personne qui fait le ménage est aussi importante que celle qui est en haut de la hiérarchie. Car si le ménage n’est pas bien fait, l’entreprise peut fermer».

Dans l’atelier, il faut aller vite, découper, soulever des charges. Un travail assez dur, effectué débout et dans le froid.La direction a donc fait venir un ergonome, pour travailler sur la pénibilité et aménager l’espace de travail, pour les femmes notamment. Toutes ces choses, qui seraient vécues comme un coût par d’autres chefs d’entreprise, permettent à François de Kerimel de développer l’esprit d’équipe, «quelqu’un qui est bien dans sa tête va se donner. Si on prend en compte les personnes et qu’on voit avec elles comment on peut aménager, ça leur permet de s’investir. Et pour une petite entreprise, c’est indispensable».

Il en est donc persuadé: la notion de «durable» souvent utilisée en matière d’agriculture est aussi applicable dans les relations humaines au travail.

AriègeNews.com